champ magnétique solaire par GREGOR

Les trois ensembles de panneaux montrent la force (gauche), l’inclinaison (milieu) et l’azimut (à droite) du champ magnétique au bord d’une tache solaire. FIGURE DE JOSHI ET AL. (2016, A&A, 596, A8)

PHOTOSPHERE. Le télescope GREGOR construit par les Allemands est installé à l’observatoire de Teide, sur l’île de Ténérife dans l’archipel espagnol des Canaries. Avec son miroir d’un diamètre de 1,5 mètre, c’est le plus grand télescope solaire d’Europe. Il a été conçu pour étudier les processus physiques qui se déroulent au niveau de la photosphère, la surface du Soleil, et de la chromosphère la couche située juste au-dessus. GREGOR mesure le champ magnétique et le mouvement de la matière en lumière visible et infrarouge avec une grande précision et avec une résolution spatiale de 50 km. Il a été inauguré en 2012 et a mené sa première campagne d’expériences scientifiques en 2014 et 2015.

La revue Astronomy & Astrophysics publie cette semaine une série d’articles consacrés aux premiers résultats obtenus par ce nouvel outil d’observation du Soleil. Ils semblent d’ores et déjà prometteurs alors que tous les instruments du télescope n’ont pas été utilisés lors de ces premières observations. GREGOR a ainsi pu détailler les nombreuses taches solaires qui sont apparues en 2014 et un peu moins fréquemment en 2015. De telles taches signalent des régions actives sur le Soleil agitées par des champs magnétiques puissants et où la température est un peu moins élevée que sur le reste de la surface solaire. Elles sont à l’origine des tempêtes solaires qui agitent l’espace tout autour du Soleil et qui peuvent lors de phénomènes puissants affecter la Terre et les satellites en orbite. Mais GREGOR a révélé que des champs magnétiques de faible intensité occupent, en dehors des taches, presque 80% de la surface du Soleil. C’est une découverte pour les spécialistes, elle a été rendue possible par l’extrême sensibilité du télescope. Au contraire des instruments traditionnels, ce modèle est surmonté d’un toit rétractable qui, lorsqu’il s’ouvre, permet à l’air de circuler, évitant une surchauffe de la structure et des miroirs ce qui améliore la précision des mesures. Autre particularité, GREGOR est opérationnel de jour comme de nuit, et quand le soleil ne peut être observé, il scrute d’autres étoiles de notre galaxie.

source: http://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/le-telescope-solaire-gregor-livre-ses-premiers-resultats-apres-deux-ans-de-service_108681

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