Les Sumériens

Cette civilisation est peut être l’une des premières au monde, pour lequel aujourd’hui nous devons tout. Située en Mésopotamie « Terre entre deux fleuve »: l’Euphrate et le Tigre dans le sud de l’Irak actuel. Elle a duré de la première colonie d’Eridu dans la période d’Obeïd (fin du VIe millénaire av. J.‑C.) en passant de la période d’Uruk (IVe millénaire av. J.‑C.) et les périodes dynastiques (IIIe millénaire av. J.‑C.) jusqu’à la montée de Babylone au début du IIe millénaire av. J.‑C.. Le terme sumérien s’applique à tous les locuteurs de la langue sumérienne et au nord résidaient les Akkadiens qui parlaient akkadien et avec qui, il y avaient des échanges commerciaux, culturels etc… Le territoire du golf persique jusqu’à la Syrie passant part la Turquie et redescendant jusqu’à l’Egypte faisait partie du Croissant fertile. Cette portion de terre bordée de Soleil et irriguée naturellement par les fleuves, favorisait le développement de l’agriculture (histoire du blé par jean-Pierre Berthet) durant le 3e millénaire AV-JC et couvrait un territoire d’environ 30 000 km2.

 

(Sur ce site plus d’information de la géographie sur : http://antikforever.com/Mesopotamie/Divers/cartes.htm)

L’une des plus prestigieuses de ces cités-États comme Babylone (Babel en Araméen), est Uruk (prononcer Ourouk, Érek dans la Bible), ancienne agglomération à avoir atteint le stade urbain dans la seconde moitié du IVe millénaire av. J.‑C, pendant la période à laquelle elle a donné son nom (période d’Uruk). Peuplée à son apogée de plusieurs dizaines de milliers d’habitants (environ 40 000 habitants), elle a engendré la légende épique du roi-héros Gilgamesh.

Uruk a une telle évolution que  c’est vraisemblablement là que l’écriture a été mise au point, la politique et la religion, grâce au rayonnement de ses deux divinités tutélaires, le dieu du Ciel, Anu, et surtout la déesse Inanna/Ishtar, dont le grand temple, l’Eanna, joue un rôle majeur dans l’histoire de la cité.

Les premières recherches archéologiques à « les tells » de Tello en par l’équipe réunie par Ernest de Sarzec, alors consul français de Bassorah, ils découvrirent plusieurs tablettes administratives et des textes commémoratifs en écriture cunéiforme. Il s’agit de signes gravés avec la pointe d’un roseau sur des tablettes d’argile humides qui sont ensuite séchées au soleil ou cuites au four. Ces signes sont en forme de clous ou de coins d’où le qualificatif de cunéiforme donné à cette écriture (d’après le latin cuneus, qui signifie coin).

La XIe tablette de Ninive, de l’Épopée de Gilgamesh (vidéo), relatant le Déluge.

 Grâce aux différentes tablettes trouvées sur plusieurs sites archéologiques en Irak au XIXe siècle et à leurs traductions par un jeune assyriologue Georges Smith travaillant pour le British Muséum, un rapprochement peut se faire entre les textes bibliques et certains textes traduit notamment avec la 11 ème tablette trouvée à Ninive. Ce texte relatant le déluge et faisant partie de l’épopée du roi Gilgamesh (à droite ci-dessous)qui connue pour la première fois, la perte d’un être cher: Enkidu (à gauche ci-dessous).

L’épopée de Gilgamesh:

Il fit quérir à lui plusieurs personnes et l’une d’elle nommée Utanapishtim survivant d’une immense inondation et sauvé par les conseils du dieu Ea. Cette histoire mythique du Déluge ne fut connue pendant longtemps qu’à travers le récit qu’en fait la Bible où, Noé réfugié dans son Arche, qu’il avait construit sous le conseil de Dieu, cherchant la terre ferme, il libéra des colombes jusqu’à ce que l’une d’elle trouve un lieu où se poser. Là, le navire s’échoue dans les montagnes de l’Ararat en Turquie et ses occupants en sortent indemnes.

Un sujet tout aussi intéressant concernant les Sumériens, c’est le Griffon qui est probablement né en Elam, 3-4ème millénaire AV-JC: un lion ailé avec des pattes de lion, une tête d’homme ou d’aigle, figure par exemple sur les sceau-cylindre sumériens.Il est le fruit de la fusion entre un aigle et un lion, ce qui n’est pas anodin lorsque l’on se penche sur la symbolique rattachée à ces deux animaux.

Le lion : Symbole royal, le lion règne sur la terre et tous les animaux terrestres. Il incarne la force et la fierté. C’est également un puissant symbole solaire et, par conséquent, un représentant fidèle de l’élément feu.

L’aigle : C’est l’un des animaux les plus forts au combat, il est pugnace, rusé et sage. Il règne sur l’air et sur tous les oiseaux du ciel. C’est également un symbole solaire fort et un emblème impérial, représentant quant à lui l’élément air. En raison de sa vue perçante il fut doté du don de clairvoyance et d’un statut particulièrement important : il est le seul être vivant capable de regarder le soleil en face, devenant ainsi l’égal de l’astre. Il est symbole de victoire, de puissance, de triomphe sur les éléments et de force invincible. Il n’est donc pas étonnant de le voir messager ou envoyé des Dieux. Roi de la Terre et du Ciel, il commande également le Feu et l’Eau. Signalons également que ses griffes noircissent au contact du poison, en raison de sa grande pureté. Malgré ces variantes en Egypte, en Perce et puis en Grèce, le griffon gardera toujours la particularité d’être hiéracocéphale, comme beaucoup de divinités du panthéon Egyptien comme par exemple Rê-Horakhty, Horus, Qebehsenouf, Sokaris, Montou et Khonsou. Evidemment, cet animal symbolique possède, en plus de tous ses attributs, une taille exceptionnelle : il est en effet 7 à 8 fois plus gros qu’un lion ! Il se nourrit de chevaux, chèvres, de moutons, de vaches, mais aussi de faucons et d’aigles ! Il est si fort qu’il est capable d’enlever dans les airs trois bœufs attelés. Son grand appétit n’en fait pas pour autant un danger pour l’homme. Bien au contraire, il est si noble que sa seule présence élève l’âme des humains qu’il côtoie. C’est pourquoi nous parlons de Divinité ou de souverain lorsque nous voyons un humain représenté aux côtés d’un griffon.

Depuis la Guerre du Golfe en et invasion américaine en  l’exploration suivie des sites sumériens, et les fouilles clandestines qui ont pu s’y dérouler ont dégradé nombre de sites et de monuments. Le seul champ de la recherche archéologique qui a pu être ouvert récemment est celui s’appuyant sur l’imagerie satellite (source Wikipédia).